l'essentiel
ConvertKit est taillé pour les créateurs qui construisent une audience et monétisent via des séquences et des lancements. Mailchimp est un outil marketing généraliste avec plus de templates et de fonctionnalités e-commerce. Pour une newsletter de fondateur, on prend ConvertKit. Pour du marketing PME classique, Mailchimp reste solide.
Outil
ConvertKit
Plateforme email pensée pour les créateurs : newsletters, automatisations et segmentation d'audience.
- Prix
- Plan gratuit disponible. Les plans payants augmentent avec le nombre d'abonnés et deviennent coûteux quand la liste grossit.
- Ideal pour
- Créateurs et fondateurs qui veulent des automatisations claires et une gestion d'audience simple.
Outil
Mailchimp
Suite marketing complète avec campagnes email, templates, e-commerce et outils PME.
- Prix
- Plans gratuits et payants. Les coûts augmentent avec les contacts et la profondeur des fonctionnalités.
- Ideal pour
- PME qui veulent une suite marketing généraliste plutôt qu'un outil spécialisé créateur.
verdict
Comparaison rapide
Un tableau propre pour voir vite ou chaque outil prend l'avantage.
| Dimension | ConvertKit | Mailchimp | Avantage |
|---|---|---|---|
| Pensé pour les créateurs | Conçu autour des newsletters, lancements et segmentation d'audience. | Ça marche, mais l'approche est plus générique et orientée campagne. | ConvertKit |
| Templates et éditeur visuel | Minimal par choix. L'accent est sur le texte. | Éditeur plus riche et bibliothèque de templates plus fournie. | Mailchimp |
| Automatisations | Tags et séquences plus lisibles pour un solo operator. | Capable, mais plus facile de se perdre dans les menus. | ConvertKit |
| Suite marketing PME | Produit ciblé, périmètre plus étroit. | Boîte à outils plus large pour les boutiques et équipes marketing traditionnelles. | Mailchimp |
| Expérience au quotidien | Plus facile de rester simple. | Peut devenir encombré quand la liste grossit. | ConvertKit |
Deux philosophies d'email, un seul budget
ConvertKit et Mailchimp envoient des emails. Point commun terminé.
Derrière, la philosophie est radicalement différente. ConvertKit a été construit pour un profil précis : le créateur de contenu qui construit une audience, la segmente, et la monétise via des séquences et des lancements. Mailchimp a été construit pour tout le monde, et ça se voit : c'est un couteau suisse marketing qui fait de l'email, du social, des landing pages, du e-commerce et de la pub.
Le choix ne dépend pas de qui est "meilleur". Il dépend de comment on gagne de l'argent.
Le modèle d'abonnés change tout
C'est la différence la plus importante, et elle passe souvent sous le radar.
ConvertKit facture par abonné unique. Un contact peut être dans dix séquences différentes, inscrit à trois formulaires, tagué de quinze façons -- ça reste un abonné. Le modèle est simple et prévisible.
Mailchimp facture par contact, mais un même contact peut compter plusieurs fois s'il est dans plusieurs audiences. On peut se retrouver à payer deux ou trois fois pour la même personne si l'architecture des listes n'est pas propre. Mailchimp a amélioré ça avec le système de tags et d'audiences unifiées, mais le piège existe toujours si on ne fait pas attention.
Pour un créateur qui segmente beaucoup -- et c'est le cas de la plupart -- ConvertKit est plus prévisible financièrement. On sait exactement combien on paie, et ça n'augmente que quand on a de vrais nouveaux abonnés.
Pricing : les chiffres concrets
Sur le plan gratuit, les deux offrent un point d'entrée. ConvertKit donne jusqu'à 10 000 abonnés en gratuit (avec des limitations sur les automatisations). Mailchimp offre 500 contacts sur le plan gratuit avec des envois limités.
C'est quand la liste grossit que les écarts se creusent. ConvertKit à 10 000 abonnés sur le plan Creator coûte environ 100 $/mois. Mailchimp Standard à 10 000 contacts tourne autour de 100-115 $/mois aussi, mais attention aux contacts dupliqués qui gonflent la facture.
À 50 000 abonnés, ConvertKit passe à environ 300 $/mois. Mailchimp Standard monte à environ 350 $/mois. Les deux deviennent chers, mais Mailchimp a plus de paliers surprises quand on déborde d'un tier.
La vraie différence, c'est la transparence. Avec ConvertKit, on comprend la facture en cinq secondes. Avec Mailchimp, il faut parfois fouiller pour comprendre pourquoi le montant a changé.
Automatisations : clarté contre puissance brute
ConvertKit a un système d'automatisation visuel qui est un plaisir à utiliser. On crée des séquences, on définit des triggers basés sur des tags, des achats, des formulaires, et tout est lisible d'un coup d'oeil. Pour un solo operator ou une petite équipe, c'est idéal.
Les automatisations de ConvertKit sont pensées pour des cas d'usage créateur : welcome sequence, launch sequence, nurture sequence, upsell. Les workflows sont linéaires et compréhensibles. On voit exactement où en est chaque abonné.
Mailchimp a aussi des automatisations, et elles sont puissantes. Customer journeys, e-commerce triggers, abandoned cart, post-purchase sequences. Le problème, c'est l'interface. On se perd facilement entre les menus, les options et les sous-menus. Ce n'est pas que Mailchimp est moins capable -- c'est qu'il est plus encombré.
Pour du marketing e-commerce avec des triggers complexes basés sur le comportement d'achat, Mailchimp a l'avantage. Pour des séquences de contenu et de lancement, ConvertKit gagne haut la main.
Délivrabilité : le facteur invisible
On parle peu de délivrabilité, et pourtant c'est le critère le plus important. Un email qui n'arrive pas en inbox ne sert à rien, peu importe la qualité du template.
ConvertKit a historiquement une bonne réputation de délivrabilité, en partie parce que sa base d'utilisateurs est composée de créateurs de contenu qui envoient du contenu attendu à des audiences engagées. Moins de spam = meilleure réputation des IPs.
Mailchimp a une base d'utilisateurs beaucoup plus large et diverse, ce qui inclut inévitablement plus d'expéditeurs de qualité variable. Mailchimp combat ça avec des équipes dédiées à la conformité et à la réputation, mais le volume dilue.
En pratique, les deux sont corrects. Mais si on fait de l'email de contenu pur (newsletter, séquences éducatives, lancements), ConvertKit a un léger avantage systémique parce que l'écosystème entier est orienté vers ce type d'usage.
L'API en profondeur
Pour les fondateurs techniques qui veulent intégrer l'email dans leur stack, l'API fait la différence.
L'API de ConvertKit est simple et bien documentée. On peut gérer les abonnés, les tags, les séquences et les formulaires par API. C'est suffisant pour la plupart des intégrations : ajouter un utilisateur après un signup, déclencher une séquence après un achat, segmenter par comportement produit.
L'API de Mailchimp est plus vaste, parce que le produit est plus vaste. On accède aux campagnes, aux audiences, aux segments, à l'e-commerce, aux rapports. C'est une API REST classique avec une documentation correcte mais parfois confuse sur les edge cases.
Si on a besoin d'intégrer l'email avec un CRM, un outil e-commerce ou un dashboard analytics, Mailchimp offre plus de surface API. Si on veut juste piloter des séquences et des tags depuis son app, ConvertKit est plus direct et moins susceptible de faire perdre du temps.
Templates et éditeur : deux mondes
Mailchimp a toujours misé sur le visuel. L'éditeur drag-and-drop est mature, la bibliothèque de templates est vaste, et on peut créer des emails visuellement riches sans toucher une ligne de code. Pour des campagnes promotionnelles avec des images, des boutons et du branding lourd, Mailchimp est clairement mieux outillé.
ConvertKit a fait le choix inverse. Les emails sont volontairement sobres, souvent en texte quasi-brut. C'est un choix de design, pas un manque. L'idée est que les emails qui ressemblent à des emails personnels performent mieux en ouverture et en clic que les newsletters visuellement chargées. Et les données tendent à confirmer ça pour le contenu de type newsletter.
Si l'activité repose sur des newsletters de contenu, des séquences éducatives ou des lancements, le format texte de ConvertKit n'est pas un inconvénient -- c'est un avantage. Si on a besoin d'envoyer des emails marketing visuels avec des photos produit et des CTA graphiques, Mailchimp est mieux adapté.
Commerce et monétisation
ConvertKit a ajouté des fonctionnalités de vente directe : on peut vendre des produits digitaux, des abonnements payants et des tips directement depuis la plateforme. C'est basique comparé à un vrai outil e-commerce, mais pour un créateur qui vend un ebook, un cours ou un membership, c'est suffisant et ça évite un outil supplémentaire.
Mailchimp s'intègre avec Shopify, WooCommerce et d'autres plateformes e-commerce. C'est une intégration, pas un outil natif. Mais pour les boutiques en ligne qui ont déjà une stack e-commerce, les données d'achat remontent dans Mailchimp et alimentent les automatisations.
Deux approches différentes pour deux publics différents. Le créateur solo préfère ConvertKit. La boutique en ligne préfère Mailchimp.
Le piège Mailchimp dont personne ne parle
Mailchimp est devenu une entreprise Intuit. Et depuis le rachat, les utilisateurs historiques ont observé quelques tendances : augmentations de prix, fonctionnalités gratuites devenues payantes, et une orientation de plus en plus agressive vers le upsell.
Le plan gratuit de Mailchimp est devenu nettement moins généreux. Les automatisations sont limitées. Le branding Mailchimp est imposé. L'envoi quotidien est plafonné. C'est toujours un bon point d'entrée pour tester, mais ce n'est plus le gratuit généreux que c'était.
ConvertKit a aussi ses limites sur le plan gratuit (pas de séquences automatisées, pas de funnels), mais le produit reste cohérent entre les tiers. On paie pour plus de fonctionnalités, pas pour débloquer des choses qui devraient être basiques.
Quand choisir ConvertKit
- L'activité repose sur la création de contenu et la construction d'audience.
- On veut des séquences et des automatisations lisibles sans formation.
- On préfère un outil ciblé à un couteau suisse.
- On vend des produits digitaux directement à son audience.
- On veut une facturation transparente basée sur le nombre réel d'abonnés.
- On écrit des newsletters en texte plutôt que des emails marketing visuels.
Quand choisir Mailchimp
- On gère une boutique en ligne et on a besoin d'intégrations e-commerce.
- L'équipe marketing veut des templates visuels riches.
- On a besoin d'une suite marketing plus large (landing pages, social, pub).
- L'entreprise est une PME classique avec des besoins marketing diversifiés.
- On est déjà dans l'écosystème Intuit.
- On a besoin d'une API large pour des intégrations complexes.
Le mot de la fin
Si on vit de son audience -- newsletter, cours, communauté, produits digitaux -- ConvertKit est conçu exactement pour ça. L'outil est focalisé, l'UX est claire, et les automatisations font le travail sans qu'on se perde dans un labyrinthe de menus.
Si on gère une PME avec des besoins marketing variés, si on a une boutique en ligne, ou si l'équipe marketing veut un outil familier avec des templates visuels, Mailchimp reste un choix solide. C'est plus large, plus encombré, mais ça couvre plus de terrain.
Le piège, c'est de choisir Mailchimp par défaut "parce que tout le monde connaît" quand on a en réalité un profil créateur. Dans ce cas, on se retrouve à payer pour des fonctionnalités qu'on n'utilise pas et à lutter contre une interface qui n'a pas été pensée pour notre usage.
Avis lies
Alternatives liees
FAQ
ConvertKit est vraiment mieux pour les créateurs ?+
En général oui. Le produit est structuré autour des abonnés, des séquences et des lancements. Pour quelqu'un qui vit de son audience, l'ergonomie est nettement meilleure.
Pourquoi certaines boîtes restent sur Mailchimp ?+
Parce que Mailchimp est large, connu de tous, et fonctionne pour les équipes marketing classiques qui ont besoin de templates, de campagnes et d'intégrations e-commerce.
Lequel devient cher le plus vite ?+
Les deux peuvent piquer, mais la facturation par abonné de ConvertKit se fait sentir très vite dès que la liste décolle.